EDITION: Décembre - Février 2017

Le mythe de l’ADN

Par Jerry Brownstein
Depuis que la molécule de l’ADN a été découverte en 1953, la science traditionnelle a suivi la théorie du « déterminisme génétique », selon laquelle les gènes contrôlent tous les aspects et toutes les caractéristiques de la vie physique. Selon cette théorie, si vous avez le gène d’une maladie ou affection, alors il est fort probable qu’elle se produise à un certain moment de votre vie. Le sommet de cette vision matérialiste, centrée sur le gène a été la quête du Saint Graal : le génome humain. En 1990, les méthodes scientifiques avaient suffisamment progressé pour que soit lancé le projet du génome humain (PGH), qui visait à séquencer et identifier tous les gènes de l’être humain. N’oublions pas que selon l’hypothèse de base après cette enquête, les gènes sont supposés contrôler toutes les fonctions de l’organisme, donc, logiquement, plus l’organisme est complexe, plus il aura de gènes dans son génome. Le nombre de gènes dans le génome humain était donc estimé à plus de 100.000.

 
Les scientifiques commencèrent d’abord à séquencer les génomes d’organismes simples et ont découvert que les bactéries microscopiques avaient jusqu’à 5.000 gènes, alors que les vers de terre en abritaient environ 23.000. Cela confirmait la logique voulant que la complexité de l’organisme avait une corrélation directe avec le nombre de gènes dans son génome. Cependant, quand ils séquencèrent la mouche du fruit, beaucoup plus complexe, ils découvrirent qu’elle n’avait que 18.000 gènes : moins qu’un simple ver. C’était totalement inattendu et cette découverte causa une certaine consternation, mais les recherches continuèrent et il s’avéra que le peu de gènes chez la mouche du fruit n’était rien comparé à la grande surprise que montra le génome de l’homo sapiens... le summum de l’évolution... n’avait qu’environ 22.000 gènes. Eh oui, le nombre de nos gènes est très semblable à celui d’un minuscule ver.

 
Évidemment, la complexité d’un organisme n’est pas liée au nombre de gènes de son génome. Et que signifie cela pour la théorie du déterminisme génétique ? De toute évidence, nos gènes héréditaires jouent un rôle important dans notre développement physique, mais ont-ils ce rôle dominant qu’affirme cette science conventionnelle ? Et si la vérité était différente ? Et si nous pouvions prouver que nous avons réellement le pouvoir d’influencer les actions de nos gènes ? Telles sont les conclusions d’une science relativement nouvelle, l’épigénétique, qui signifie littéralement « au-dessus de la génétique ». Il est de plus en plus démontré que la façon dont nos gènes s’expriment dans notre corps n’est pas déterminée par notre ADN, mais qu’elle est en fait contrôlée et modifiée par nos choix de mode de vie ou de perception du monde qui nous entoure. Chaque cellule du corps a exactement le même ADN dans son noyau, mais les gènes dans cet ADN ne peuvent rien faire pour eux-mêmes : Ce ne sont que des plans ou des cartes permettant de créer des changements dans un corps. C‘est l’environnement entourant les cellules qui active ces « cartes » génétiques, donc si l’environnement est modifié, on change le monde de fonctionnement de notre corps. Un moyen important de contrôler cet environnement est de manger des aliments sains, d’éviter les toxines et de faire de l’exercice. Cela envoie des signaux chimiques à votre ADN lui disant de choisir la carte génétique qui promeut la santé et le bien-être. Donc changer votre alimentation et votre mode de vie peut vous aider à gérer le fonctionnement de vos gènes... mais la plus grande influence sur le comportement vient peut-être de la façon dont vous percevez le monde autour de vous.

 
N’oubliez pas, c’est l’environnement qui entoure vos cellules qui détermine quels gènes seront activés. Votre cerveau envoie constamment des messages chimiques (hormones, peptides, etc.) qui influencent dans cet environnement, mais c’est votre perception qui indique au cerveau quels composants chimiques libérer. Quand vous ressentez des émotions positives, comme du bonheur, de la gratitude et de l’amour, votre cerveau inonde votre corps, de dopamine, d’endorphines et autres substances chimiques bénéfiques. Ces hormones « heureuses » voyagent à travers votre sang vers toutes vos cellules, donnant l’ordre à votre ADN d’activer les gènes qui stimulent votre système immunitaire et vous garder en bonne santé. En revanche, si votre perception vous fait vous sentir stressé ou peureux, le cerveau libère les substances chimiques en cas de « combat ou fuite » tels que le cortisol et l’adrénaline. Ces hormones de stress indiquent à l’ADN de choisir les gènes qui éteignent le corps, le préparant pour le danger. Cela affaiblit votre système immunitaire, causant des maladies et des problèmes physiques.

 
Par conséquent, nos perceptions créent une grande partie de l’environnement chimique qui active nos gènes... mais l’histoire ne s’arrête pas ici. Une recherche récente a montré que toutes les émotions que l’on ressent envoient des vibrations dans le corps entier, qui influencent également quels gènes seront activés. Les émotions liées à la peur et au stress activent les gènes qui conduisent à la maladie, alors que celles qui sont associées au bonheur et à la paix promeuvent la bonne santé. Encore une fois, c’est la perception, reflétée dans les émotions, qui crée les vibrations qui affectent le comportement des gènes.

 
Nous pouvons trouver des éléments intéressants prouvant comment cela fonctionne dans des études scientifiques qui ont montré que notre ADN arrive à changer de forme selon ce que nous ressentons. Lorsque nous ressentons des émotions positives comme amour, paix et compassion, notre ADN répond en se détendant et déroulant ses tentacules, ce qui renforce le système immunitaire. Cependant, face à des émotions comme la peur, la colère ou la haine, notre ADN négatif se contracte et se tend, affaiblissant le système immunitaire. Ce qui est vraiment étonnant, c’est que ces effets se manifestent même lorsque l’ADN est séparé du corps. Dans des expériences récentes, ont été prélevés des échantillons d’ADN à des personnes qui ont été testées et emmenées dans un endroit éloigné. Les participants ont été exposés à des stimuli émotionnels, et leur ADN, éloigné d’elles-mêmes, a réagi instantanément : s’ouvrant lorsque les émotions se révélaient positives et se contractant lorsqu’elles étaient négatives. Les vibrations engendrées par vos émotions sont si puissantes et si liées à votre ADN, qu’elles le font réagir même loin de votre corps. Pensez-y la prochaine fois quand vous vous fâcherez !

 
Pendant plus de 60 ans, on nous a fait penser que nous étions des victimes impuissantes et que nous devions accepter avec résignation les cartes génétiques qui nous ont été données, mais ces jours sont loin. Le simple fait d’avoir un gène lié à une maladie ou un état ne signifie pas que nous allons subir ce sort, parce que les gènes en eux-mêmes ne peuvent pas initier seuls des changements dans notre corps. L’épigénétique nous a rendu plus puissants, en nous faisant savoir que nos pensées et nos émotions, colorées par nos perceptions, ont une grande influence sur les gènes qui seront activés. Cela signifie que nous sommes co-créateurs de notre propre santé, avec le pouvoir d’influer sur le comportement de nos gènes en changeant simplement nos perceptions. Chaque instant nous offre l’opportunité de prendre des décisions conscientes qui peuvent façonner notre réalité physique et lorsque nous choisissons de remplir nos pensées et nos sentiments d’émotions positives, nos corps répondent avec vitalité et une santé vibrante. •